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Tous les enfants aiment jouer
Les enfants ayant des déficiences ne sont pas si différents des autres; le fait qu'ils aient une déficience ne signifie pas automatiquement qu'ils auront de la difficulté à jouer. Pourtant, nous savons que certaines déficiences rendent le jeu plus difficile. Voici quelques exemples de ce genre de difficultés :
- limitations physiques : l'enfant a de la difficulté à jouer avec certains jouets et équipements;
- habiletés sociales limi-tées : ce qui peut entraîner une difficulté à jouer avec des pairs;
- troubles de l'attention : l'enfant a de la difficulté à se concentrer sur un jeu ou sur une autre activité ludique.
Lorsque les parents rapportent que le jeu est un problème, les ergothérapeutes les prennent au sérieux. Ils effectuent alors des évaluations et des traitements centrés sur le jeu, tels que les suivants :
- Utiliser le jeu comme un moyen pour arriver à une fin. Les activités ludiques peuvent aider l'enfant à développer des habiletés pour relever le défi du quotidien; par exemple, l'ergothérapeute peut utiliser différents jouets et matériel ludique pour encourager l'enfant à développer ses habiletés motrices fines et globales, ses habiletés pour la résolution de problèmes, etc.
- Promouvoir des habiletés de jeu spécifiques. Par exemple, l'ergothérapeute peut suggérer que l'enfant participe à une activité de groupe pour développer ses habiletés de jeu sociales avec des pairs.
- Encourager la capacité ludique ou l'attitude ludique de l'enfant. L'ergothérapeute peut aider l'enfant à développer une attitude plus ludique, ce qui entraîne souvent un sentiment de réussite et de confiance.
- Les ergothérapeutes considèrent le jeu comme l'occupation principale de l'enfant. Ils reconnaissent que le jeu comprend les actions de l'enfant (habiletés ludiques) et sa façon d'aborder une activité ou son attitude envers le jeu (attitude ludique), de même que l'environnement dans lequel l'enfant joue (les gens, l'espace et les objets).
Le saviez-vous?
Le jeu permet à l'enfant de suspendre la réalité, c'est-à-dire de s'inventer un monde.
Lorsque l'enfant joue, il est libre de toute règle, il peut s'adonner à une activité "sans être sérieux" et peut faire ce qu'il veut avec les objets et les jouets, en autant qu'il le fasse en toute sécurité.
Les enfants doivent avoir un certain contrôle en situation de jeu.
Le jeu permet à l'enfant d'exercer un contrôle puisqu'il fait des choix et puisqu'il apprend, à partir de ces choix. L'une des façons de favoriser "l'attitude ludique" chez l'enfant est de vérifier s'il est motivé face à une activité. Les enfants choisissent rarement une activité qui ne les intéresse pas.
Les gens, les choses, les lieux et le temps ont un effet sur le jeu.
Les parents demandent souvent aux ergothérapeutes d'adapter
l'environnement du jeu; par exemple, l'ergothérapeute peut suggérer
de placer les jouets à la portée de l'enfant, d'utiliser des vêtements
avec attaches en velcro ou de simplifier les règles d'un jeu.
Vous pouvez favoriser le jeu et l'attitude ludique chez l'enfant :
Si vous avez une question précise, posez-la par l'intermédiaire du service "Posez-la question à un ergothérapeute", également accessible sur ce site web.
Rédigé par Debra Stewart et Deb Cameron, avec l'aide de Nancy Pollock, Sandra Sahagian Whalen et Heather Marrin (REACH Therapy Services).
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