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La sécurité à domicile des personnes atteintes d'une démence de type Alzheimer
La sécurité à domicile des personnes présentant des symptômes cognitifs et
des comportements à risques associés à une DTA est un sujet de
préoccupation majeure pour les aidants. Voici quelques suggestions
ergothérapiques pouvant être utiles.
Errance
La personne souffrant de DTA peut tenter de s'enfuir de la maison. Les suggestions suivantes peuvent être utiles.
- Inscrivez la personne au registre national de la Société Alzheimer du Canada. Ce service national a été mis au point par la Société Alzheimer du Canada avec la collaboration de la Gendarmerie royale du Canada. Des données de base essentielles sont emmagasinées dans la banque de données confidentielle de la police. Si la personne fait une fugue, la police peut accéder à cette information partout au Canada. Pour la somme de 25 $, la Société Alzheimer fournit un bracelet d'alerte médicale, un Guide du soignant et un bracelet d'identification. Pour de plus amples renseignements, communiquez avec votre association locale de la Société Alzheimer ou composez le 1-800-616-8816.
- Tentez d'offrir un soutien affectif à la personne lorsqu'elle exprime le souhait de se rendre au travail ou qu'elle tente de trouver sa mère, en parlant avec elle de ces situations.
- Prévoyez suffisamment d'exercice et de stimulation pendant le jour afin que la personne ressente le besoin de se reposer pendant la soirée.
- Fournissez un environnement respectueux qui encourage la personne à y rester et qui lui procure un "refuge affectif".
- Aménagez un endroit dénué de tout danger dans la cour ou dans la maison pour permettre à la personne de déambuler ou d'errer.
- Mettez hors de la vue de la personne les manteaux, les bottes et autres articles pouvant l'inciter à partir.
- Parlez de vos inquiétudes à vos voisins et aux employés des commerces avoisinants et faites circuler une photo de la personne au besoin afin qu'ils puissent vous contacter si elle fugue. Ceci constitue une occasion de choix pour renseigner les autres sur les DTA.
- Faites porter à la personne un bracelet d'identification ou un collier contenant les coordonnées du soignant. Si on lui présente ces articles comme des cadeaux, la personne sera portée à les accepter.
- Verrouillez les portes en les camouflant d'une manière qui ne sera pas frustrante pour la personne et qui ne lui donnera pas le sentiment d'être enfermée. Voici quelques suggestions :
- Serrures supplémentaires, verrous à coulisse en haut et en bas de la porte, serrures comportant deux mécanismes, camouflées pour se confondre avec l'environnement. Pour des raisons de sécurité, ces dispositifs doivent également être faciles à manipuler pour le soignant.
- Couvre-poignées à l'épreuve des enfants (disponibles dans les magasins à rayons ou dans les magasins de jouets).
- Camouflez la porte à l'aide de tissu, de peinture ou d'une oeuvre d'art (p. ex., une murale incluant la porte, le châssis et le mur environnant).
- Systèmes d'alarme "maison" (p. ex., cloches sur la poignée de la porte ou au-dessus de la porte ou petit tapis qui fait de la musique lorsqu'on le piétine) ou systèmes d'alarme plus complexes qui se déclencheront aussitôt que la personne franchira le seuil de la porte).
- Gardez une photo récente de la personne afin qu'on puisse l'identifier facilement si elle fugue.
- Conservez quelques vêtements que la personne a porté dans un sac de plastic au congélateur. Ces vêtements peuvent être utilisés pour faciliter le travail des chiens de piste.
L'errance dans des endroits dangereux dans la maison où dans des aires où la personne peut déranger les autres membres de la famille est également un sujet de préoccupation. Voici quelques suggestions utiles :
- Aménagez des endroits stimulants qui inciteront la personne à s'asseoir ou à faire une activité.
- Utilisez des demi-portes dans les pièces comme la cuisine ou la chambre à coucher afin que la person ne puisse observer les autres membres de la famille.
- Les repères faits de tissus colorés et munis de velcro peuvent être affichés dans certains couloirs. Ces repères peuvent suffire à rappeler à la personne les endroits où elle doit ou ne doit pas se rendre. Le ruban jaune utilisé par les services de sécurité pour délimiter les périmètres de sécurité peut également être utile. Il faut souligner que les barrières de sécurité pour les enfants ne sont pas recommandées, en particulier lorsqu'elles sont placées près des escaliers, car la personne les considère le plus souvent comme un obstacle et elle peut tenter de les chevaucher, ce qui peut entraîner une chute.
Conseils de sécurité généraux
(porter une attention particulière à la salle de bain et à la cuisine) :
- Hors de la vue, hors de l'esprit. Retirez et fermez à clé tous les objets dangereux comme les outils, les couteaux, les produits nettoyants, les médicaments, les plantes toxiques (p. ex., les pointsettias et le dieffenbachia), les armes à feu, les petits appareils électriques, les clés de la voiture, les boissons alcoolisées ou la nourriture et les condiments présentant des risques si on les consomme en grandes quantités).
- Mettez des verrous de sécurité sur les armoires et les tiroirs. En revanche, fournissez un tiroir ou un endroit à la personne pour placer du matériel sans danger qu'elle peut trier, réarranger et déplacer.
- Limitez l'accès aux tiroirs en les bloquant de telle sorte que deux actions (lever et tirer) soient requises pour les ouvrir.
- Baissez la température du réservoir d'eau chaude.
- Assurez-vous que les endroits dangereux, comme le haut de l'escalier, sont bien éclairés. Réglez l'éclairage afin d'atténuer les ombres qui peuvent effrayer la personne et la porter à mal interpréter ce qu'elle voit.
- Placez du ruban adhésif sur le loquet de la porte de la salle de bain, afin que la personne ne s'enferme pas dans la pièce.
- Limitez l'accès aux endroits dangereux comme le sous-sol ou le garage.
- Enlevez les bouchons des éviers pour éviter les inondations au cas où la personne laisserait couler l'eau. Certains soignants ferment les valves des éviers de la salle de bain pour éviter ce problème.
- Ajoutez des autocollants dans les vitres de la douche pour qu'elles soient plus visibles.
- Installez un interrupteur sur la cuisinière afin de pouvoir l'interrompre ou enlevez les boutons de commande ou les fusibles. Cette précaution n'est pas toujours nécessaire, surtout si la personne ne s'est jamais servie de la cuisinière auparavant. Il faut cependant l'envisager lorsque la personne passe des moments seule à la maison. Il est également possible de recouvrir entièrement la cuisinière d'une plaque en aluminium afin que la personne ne puisse la retrouver.
- Utilisez de petits appareils électriques munis d'un dispositif d'arrêt automatique (p. ex., bouilloire électrique).
- Enlevez les objets pointus ou les meubles aux angles aigus et recouvrez les coins des comptoirs.
- Laissez les portes complètement ouvertes ou complètement fermées afin d'éviter que la personne ne se frappe sur le bord de la porte.
- Installez un verrou à coulisse au bas de la porte du garde-manger ou de la garde-robe afin d'empêcher la personne d'y avoir accès ou de fouiller.
Extrait de
Association canadienne des ergothérapeutes et Société Alzheimer du Canada (1998). Vivre à domicile avec une démence de type Alzheimer : Manuel de ressources, de références et d'information. Ottawa, ON: CAOT Publications ACE. Disponible à l'ACE, au 1 (800) 434-2268, poste 232 ou courriel : Lsheehand@caot.ca.
Ce livre a été réalisé par l'ACE en collaboration avec la Société Alzheimer du Canada. Il a été rédigé sous la direction de Carol Bowlby Sifton. Ce guide propose aux soignants et aux professionnels des façons de collaborer afin de permettre aux personnes atteintes d'une démence de type Alzheimer (DTA) de vivre à domicile le plus longtemps possible.
D'autres extraits du livre apparaissent dans les feuillets Conseils pour relever le défi du quotidien suivants :
Autre feuillet d'information sur le sujet : Reducing Caregiver Stress
Articles
Bowlby-Sifton, C. (1997). The dementia story: Challenging the art of occupational therapy. Revue canadienne d'ergothérapie, 64, 3-6.
Résumé
The art of occupational therapy may be understood as getting in touch with the life story of our clients, and the science, finding ways to enable the continuing unfolding of that story. The story of Frank and Emily is an illumination of the ways in which occupational therapy practice can participate in this unfolding, with persons with Alzheimer's Disease and Related Dementias (ADRD).
Pour lire l'article au complet, téléchargez download ADRDBowlby97.pdf 
Revue de livres
Les revues de livres apparaissent dans la langue dans laquelle elles ont été rédigées.
Keeping busy: A Handbook of Activities for Persons with Dementia. (1995)
James R. Dowling
The Johns Hopkins University Press
2715 N. Charles St.
Baltimore, Maryland,
USA, 21218-4319
178 pages, $12.95 (softcover) $32.50 (hardcover) (US)
Keeping Busy is based on the experiences at the Alzheimer's Care Centre in Maine, USA as described by the author, James Dowling. This is a residential care facility for individuals with Alzheimer disease and Related Dementias. The intent of the book is to provide practical ideas and share successes and failures for others to use. It would be of greatest benefit to caregivers in established residential settings looking for new programming ideas, as well as those implementing a new programme.
Dowling is described as an activity specialist, who frequently conducts workshops on behaviour management of persons with dementia. He demonstrates an empathy toward the need of the older adult with cognitive impairment and an obvious enthusiasm for his work, however the ideas presented are not unique. The principles are congruent with the practice of occupational therapy, with an emphasis on purposeful activity and task breakdown to meet individual client needs. Activity is described for a person with dementia as "everything a person does" with the "most valuable dementia activity as work that is tied to the life of the home".
The book is divided into 12 chapters, focusing on different activities such as music, cooking, gardening, art and exercise, all with many practical suggestions, and includes a variety of anecdotal stories about certain residents. Appendices include an overview of Reality Orientation, a daily activity schedule and the five basic steps of Remotivation Therapy. There is a list of (American) resources, a bibliography and a well-organized index.
Although this book reiterates much in the field of programming for the cognitively impaired, it does provide a broad overview in an easy to read format.
— By occupational therapist Catherine Brock
Autres sources d'information
La Société Alzheimer du Canada a un réseau national d'organisation provinciales et locales qui offrent du soutien, des ressources éducatives et des programmes pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et leurs aidants. Visitez le site web de la Société : www.alzheimer.ca Pour obtenir un exemplaire des dépliants "10 signes de stress chez l'aidant" et "Diminuer le stress de l'aidant", contactez la Société de votre localité ou composez le 1-800-616-8816.
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